Lardux Films
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1997 , Court Métrage , éssai

7 minutes, 35mm Noir & Blanc Haut Contraste, Format 1:37, Dolby SR

un film de Stéphane Elmadjian

LE FILM
Visions Panaméennes IMG/flv/visions_panameennes.flv

Un film étrange et beau. Tout à la fois intime et urbain, plongé dans la folie d’une ville tranformée par les somptueuses images de Hugues Poulain et les visions de Stéphane. Ecoutez le son du film comme une leçon de recherche et d’inventions sonores signée Adam Wolny et Stephane Elmadjian.

Un homme fait du vélo en ville. Il plane au dessus du bitume. Il pense, et ses pensées filent au rythme du pédalier, lancinantes. Les images et les sons de ce film sont une suite d’instants volés, d’hallucinations, de regards, de visions émanant de la ville. Un poème écrit avec une caméra et un auditorium.

Extrait de la note d’intention du réalisateur


Avant Propos
“Visions panaméennes” est un poème cinématographique tourné au hasard des rues de Paris. Journal intime autant que témoignage sur une époque, le film est un ensemble de visions étranges et belles, qui composent un tissu d’impressions fugitives en perpétuel dialogue avec des textes Off.
Des visages de femmes, des images de manifestants, des visions de déplacements dans la ville, finissent par construire un climat, une ville fantasmée, dans lequels toutes les informations font sens. Dans la lignée de mes précédents films, s’exprime une recherche, proche d’un cinéma non-narratif, impressionniste et en même temps ludique.

Note d’intention
L’écriture visuelle que je recherche à travers mes réalisations s’affirme à travers cette chronique très personnelle que je voudrais réaliser dans un mélange d’auto-dérision et de dialogue permanent entre le réel et le rêvé. Réel qui constitue le terrain du “journal”, des “notes visuelles” qui sont l’équivalent littéraire de ma manière de filmer.
Un film-poème, non narratif et beau, plein de sensations, d’émotions sans pour autant être solide, figé, restant toujours fluide, comme le mouvement de la pensée.
Rêve de cette ville déconstruite et reconstruite, de ces façades et rues filmées avec le souci d’une vision, d’un angle, d’une texture d’image qui provoquent chez le spectateur une surprise esthétique ou rythmique. L’importance de ce sens de “Visions” fait de chaque image quelque chose de plus qu’un plan, il s’agit de créer du “regard” par des images extrèmement subjectives.
C’est ce qui nous pousse à choisir une pellicule noir & blanc haut contraste dont l’extrème dureté transforme les visages et les façades, rend chaque image “folle” et neuve. Différents procédés de trucages cinématographiques, surimpressions, cache contre cache seront ré-utilisés dans le même but.
Le son sera composé d’un ensemble très dense de sons et de musiques de toutes origines urbaines, mélange de vie et d’une voix off sourde, puissante, comme la voix intérieure, un texte personnel sur mon errance, ce sentiment d’être d’ailleurs içi, une indécision à vouloir trancher, un abandon à la pensée...

Stéphane ELMADJIAN

A découvrir les autres films de Stéphane Elmadjian : Le Facteur Vent en 1993, Mushroom’s Dam en 2000, Je m’appelle adapté de l’oeuvre théatrale de Enzo Corman en 2002, et Freedub 1 en 2003, qui est un manifeste techno et pacifiste.

Ce film est édité en DVD dans la compilation Courts Mais trash.