Lardux Films
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2012 , Court Métrage , documentaire

40 minutes, Vidéo HD , couleur et Noir & Blanc, début d’exploitation Mars 2012

un film de Jo BERANGER , Eric TACHIN

produit en partenariat avec TV Tours, avec le soutien du CNC COSIP et de l’ACSE - Fonds Images de la Diversité, et développé avec le soutien du GAL Pays de Beauce en Pithiverais - Programme Leader de la Communauté Européenne

Un film documentaire sur l’enseignement de la Shoah et plus particulièrement sur l’existence du Camp de Pithiviers qui vit passer pendant la guerre les raflés des « Billets verts » et ceux de la rafle dite « du vel d’hiv »... Un passé sinistre et triste que les adolescents d’aujourd’hui découvrent et travaillent en classe en atelier d’écriture. Les textes - lettres, slam et poèmes - fait par les lycéens sont la matière de ce film.

La réalisation de Jo Béranger, les images magnifiques de Eric Tachin, le travail sonore de Adam Wolny et la musique de Yuka Okazaki, le montage de Emmanuelle Zelez, font que ce film, produit avec le soutien de TV Tours, du GAL, du CNC et de l’ACSE, témoigne avec sensibilité de ces tentatives d’enseignement de la Shoah aux nouvelles générations.

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Résumé

Le documentaire LETTRES DE PITHIVIERS met en scène un travail scolaire effectué par des lycéens de la ville de Pithiviers, connue pour avoir abrité un camp d’internement de l’Etat Français, durant l’occupation nazie, antichambre de la mort pour des milliers de juifs raflés en 1941 et 1942, principalement lors de la rafle des « billets verts » puis celle du « vel d’hiv ».

A travers la découverte de ce passé sombre par un travail scolaire, le film pose la question du partage, de l’appropriation de la mémoire par les nouvelles générations. Le film met en scène cette expérience de transmission de la mémoire.

Génèse

Nous étions en train de travailler sur l’histoire du camp de Pithiviers, recueillant les témoignages des habitants, de Léon Zyguel survivant d’Auschwitz, avec comme angle de recherche l’évolution de la mémoire du camp d’internement de Pithiviers depuis la guerre.

Nous cherchions à tisser des liens entre le passé et le présent.
C’est alors que Hélène Mouchard-Zay, directrice du CERCIL, au courant de nos recherches, nous a averti que le CERCIL allait initier avec de jeunes lycéens du lycée Jean de la Taille de Pithiviers, un travail sur le camp, à travers un atelier d’écriture tenu par Fabienne Jacob de l’association TU CONNAIS LA NOUVELLE..
Nous cherchions justement à aborder cette histoire du côté de la vie et nous avons alors commencé à filmer cette classe. Le film que vous allez lire (et voir) est né de ces rencontres…

Synopsis

A l’initiative du CERCIL (centre d’études et de recherches sur les camps d’internement du Loiret) des lycéens du Lycée professionnel Jean de la Taille à Pithiviers visitent les traces de l’ancien camp.

En classe, ils travaillent avec leur professeur d’histoire sur ce camp de Pithiviers d’où partirent des milliers de juifs jusqu’à leur déportation et leur assassinat à Auschwitz en 1942.

Leur Lycée se trouve juste à côté de l’ancien camp, leur stade empiète sur son ancien périmètre, peu connaissaient l’existence du camp.

Le professeur d’histoire est aussi leur professeur de français et le cours d’histoire se transforme en atelier d’écriture. La consigne est de se mettre dans la peau d’un personnage, détenu du camp, gardien, habitant de la ville assistant à l’arrivée des internés et d’écrire une lettre du point de vue de ce personnage.

Au fur et à mesure de ce travail les élèves se présentent dans une succession de portraits. Chacun d’eux nous regarde droit dans les yeux. Chacun d’eux se tient devant des lieux qui identifient la ville de Pithiviers. Le Silo, la Sucrerie, la Malterie, l’ancienne gare.

Petit à petit, des liens se tissent entre les élèves et leurs personnages.
La lecture de leurs lettres résonne sur les photos d’archives prises dans le camp.

Moments suspendus à jamais dans la vie de ceux pour qui ce lieu sera l’antichambre d’Auschwitz.

Parallèlement à ce travail, Léon Zyguel témoigne de son passage à Pithiviers et de son départ pour Auschwitz par le dernier convoi du 21 septembre 1942.
Léon Zyguel a été interné au camp de Pithiviers à l’âge de 15 ans, l’âge de nos lycéens.

Hélène Mouchard-Zay, directrice du CERCIL nous explique pourquoi il est nécessaire de rappeler cette histoire aux jeunes afin qu’ils puissent déceler dans leur quotidien les signes de discrimination qui pourraient à leur tour être les prémices de nouvelles horreurs.

Peu à peu, le présent et le passé se confondent. Ces jeunes, ignorants de cette histoire, se sont véritablement impliqués dans ce travail de classe, ils se posent des questions, investissent le passé, et leurs voix réussissent à faire vivre l’histoire des anonymes qui sont passés dans le camp.

Travail de mémoire : l’Histoire

Nous avons assisté au travail en classe qui se déroulait une fois par semaine du mois de mars jusqu’au mois de juin.

De ce camp, les jeunes n’en avaient jamais entendu parler, tout comme des générations de jeunes qui sont passés sur les bancs des écoles de Pithiviers avant eux. Pourtant le lycée et le stade se trouvent a proximité de l’ancien camp.
Les élèves se sont familiarisés à notre présence.
En se penchant sur ce cruel épisode de la seconde guerre mondiale, ils sont amenés à se poser des questions sur leur propre histoire souvent liée à l’immigration.
Les élèves qui avaient une vision très floue de la seconde guerre mondiale commencent à y voir plus clair.
A partir de l’histoire locale ils réussissent à appréhender l’histoire nationale, et d’une certaine manière se l’approprient. C’est cette expérience dont nous avons fait un film.

Jo BERANGER accompagné a la réalisation par Eric TACHIN

DVD