Lardux Films
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2016 , long métrage , documentaire

un film de Jo BERANGER , Hugues Poulain

avec la participation de la PROCIREP et de l’ANGOA et le soutien du CNC

“Nous sommes les vivants reliés avec les morts et qui seront
les morts connectés aux vivants. On ne peut pas y échapper.
Mais pendant que nous sommes là, nous devons montrer ce que nous avons d’exceptionnel pour que le monde sache qui nous sommes.
C’est ce qui rend cette ville si unique.
Et c’est beau de voir que des gens comme vous viennent écouter
les histoires des Indiens du Carnaval. »

Chief David Montana

Un projet de film documentaire long métrage porté par Jo Béranger depuis plusieurs années et qui, après son décès, est réalisé par Hugues Poulain et Edith Patrouilleau. Pour voir ses films précédents Taksim, Chronique de la Révolution des Arbres, Voyage en Mémoires Indiennes (One of Many), mais aussi Du Riffifi a Seattle, Je voudrais vous dire, Lettres de Pithivers.

Black Indianssuit pendant un an des personnages fabuleux de la Nouvelle Orléans. Ce sont des Black Indians.
Ils font partie des tribus noires qui défilent dans leurs quartiers en marge du carnaval officiel, éblouissants dans leurs magnifiques costumes de perles et de plumes .

Au moment où commence le film, le Carnaval est passé.
Les Black Indians se préparent déjà pour celui de l’an prochain.

Une année se déroule, faite de préparatifs, de veillées, de pratiques,
de rituels, d’enseignements mais aussi de combats pour leurs droits.
Ils rêvent, dessinent leurs futurs costumes tandis qu’ils démantèlent les précédents. Au cours de ces préparatifs, les Indiens Noirs du Carnaval nous transportent au fil de leurs récits, de leurs chants, de leurs danses, de leur énergie créatrice, dans une relation passionnée avec leur culture.

Avec eux, nous voyageons dans le cœur et l‘histoire de la Nouvelle Orléans. A Congo Square, l’unique endroit où il était permis aux esclaves de se réunir et de maintenir ainsi une identité forte et vivante. Dans les marais où les esclaves en fuite trouvaient refuge, accueillis par les populations autochtones. Dans les manifestations pour les droits civiques, dans l’horreur de Katrina. Dans leur musique qui nous a donné le funk.
Les Indiens noirs sont l’histoire de la Nouvelle Orléans.

Le carnaval approche, les Black Indians sont prêts. Ils peuvent sortir, montrer au monde la magnificence de leurs parures, de leurs chants.
Les rues deviennent les décors de ce théâtre sincère et sauvage qui se joue dans un rituel aimant l’improvisation et la créativité.
Ils sont d’une force spirituelle sensible et visible, incarnée,
qui embrase l’image d’une énergie furieuse.

Jo Béranger