Marc Boyer
Isabelle Chesneau
Christian Pfohl
45ter rue de la Révolution
93100 Montreuil
France
Tel 33 1 48 59 41 88
Fax 33 1 42 87 29 34
lardux@lardux.com
www.lardux.com
Présentation
« ... L’air de rien, ils te refont le monde, en tout cas lui ravalent un peu la fâce. Ils sont au Court métrage ce que le caricaturiste est à l’édito du rédac chef. Salutaires, salvateurs, sanitaires ! Tiens y’en a encore un qui va prendre ça mal ! prends ton dico banane ! »
Gilles Colpart, journal du festival de Clermont 1999
Née au début des 90’s avec la réalisation de Programmes Courts pour l’antenne de CANAL +, nous sommes une équipe dédiée à l’animation, la recherche, l’expérimental et le documentaire, avec une réticence à la fiction, ou alors la comédie, l’horreur, le polar. Nous produisons également toutes sortes de films de commande.
En animation, nous travaillons avec des auteurs qui pratiquent différentes techniques Pixilation, 3D, papiers découpés, volume, dessin animé pas traditionnel etc…
Une bonne définition serait de dire qu’on a toujours préféré la création, le cinéma essai, le cinéma de recherche, mais aussi le trash, le genre-genre, les films cons au cinéma d’auteur académique.
Lardux Films a depuis produit 60 courts métrages, 4 longs plutôt documentaires, 5 séries bien barjot de « Shorts TV » et une bonne dizaine de clips (Charlelie, Black Maria, Yann Tiersen, Kossity…). Nous sommes devenus avec tout ce travail une des boites de référence en production de courts métrages, une sorte de label, avec une manière de ne pas se prendre au serieux et de faire ce qui nous plait.
C’est cette originalité qui nous a permis de produire des films de commandes : clips, films pour entreprises ou communautés territoriales, installations multimédia, documentaires.
Que ce soit auprès des Indiens d’Amérique, des altermondialistes, des Zapatistes, des populations immigrées en France, une partie de notre travail à été de s’engager a travers nos boulots dans des films utiles, enragés, politiques.
A l’origine une association : 24 Poètes Seconde. Créée par Vincent Legrain, Stephane Elmadjian et Christian Pfohl vers 1986, vite rejoints par Marc Boyer. Agitation poétiques, bulletins irréguliers, et une vraie activité de discussions, d’essais, de petits films déjà. Avec en parallèle l’achat et l’accumulation de matériel de tournage, eclairages, caméras, accessoires.
Pendant ce temps là les Lardux deviennent des pilotes, tournés avec LUMINA PRODUCTIONS puis une série de 30 films à l’antenne de Canal + tournés au Studio GOUMEN, pour COPIRATE PRODUCTIONS. Quand l’opportunité se présente de créer la société grâce à la bourse de la fondation hachette en 1991, Marc et Christian s’y jettent et créent Lardux Films en 1992, rejoints en 1995 par Isabelle Chesneau, Stéphane Elmadjian, Christian Grandman et Hugues Poulain, lorsque la société augmente son capital pour exercer comme producteurs de long métrage et distributeur cinéma.
Les films comme M.FOUDAMOUR et MALVEILLOS de Kram & Plof, NOTES SUR LES LUMIERES puis VISIONS PANAMEENNES de Stéphane Elmadjian, LES ESCARPINS SAUVAGES des Frères Poiraud, CHAUSSEE GLISSANTE de Christian Grandman & Hugues Poulain, LA REVANCHE DE M.SEGUIN de Christian Philibert, sont les premiers films marquants des années de démarrage. En 1992, 1995, 1997 la plupart de ces films sont sélectionnés et remarqués au Festival de Clermont.
Un fonctionnement en « atelier » permet a de nombreux projets de voir le jour dans des conditions de production « no budget » avec une finition 35mm et un tournage avec notre caméra préférée la BOLEX !!! Cela donne la collection des films-bolex dont LE FACTEUR VENT, TOKYO EN BOLEX, MUSHROOM’S DAM, LE DEPART. La bolex c’est aussi la caméra de LA PHOTOGRAPHIE de Pierre Minot (de Marseille) qui suit LA SALLE D’ATTENTE un film surréaliste et comico-sanitaire. C’est le soutien des programmes courts de CANAL +, sur films terminés la plupart du temps, qui permettent a tous ces films d’exister en 35mm.
Toujours en Bolex, mais en pellicule Haut Contraste, dans une veine à l’humour ra-va-geur arrivent DUVET MAN sommet du film con, suivi du chef d’oeuvre absolu du cinema B le bien nommé MEURTRE D’UN BROUTEMECOUILLES CHINOIS du collectif des United Blaireaux of Treuilmon qui finiront en apothéose avec nos collègues de La Parti Production un DAS FANTASTICHE NACHT qui rend au film de guerre un hommage saldingue et carnivore.
En 1999, sort en salles notre premier long métrage LES 4 SAISONS D’ESPIGOULE de Christian Philibert, une comédie documentaire, dont la production acrobatique et plus-que-fauchée sera récompensée par les 120 000 spectateurs qui le verront en salles. Depuis c’est devenu un phénomène, une sorte de film culte, et faut dire c’est mérité car ce film c’est de la bombe !!!
Des problèmes financiers commençeront à ce moment là dont nous ne sommes jamais sortis...
Avec LA VACHE QUI VOULAIT SAUTER PAR DESSUS L’EGLISE de Guillaume Casset en 1997 c’est le début d’une longue série de films d’animation... qui auront tous de très notables succès et qui le méritent bien : LE PUITS et LA MORT DE TAU de Jérome Boulbès, TOUS LES I DE PARIS de Gullaume Casset, BURGER BURP’s et CENT PAPIERS de Gérard Ollivier, puis ON A BEAU ETRE BETE, ON A FAIM QUAND MEME de Annelaure Daffis et Léo Marchand. A travers ces films, le cinéma d’animation nous apporte son lot de grands bonheurs et de succès, la création par des artisans de films précieux, dans des contraintes financières réelles mais aussi une grande liberté.
En paralèlle, depuis 1992 et jusqu’au tournage en 2002, nous développons puis financerons grâce à un partenaire allemand le long métrage VOYAGE EN MEMOIRES INDIENNES. Des mois et des années de repérage, d’enquête, de rencontres dans les communautés indiennes du Canada pour Jo Béranger et Doris Buttignol. Durant cette période, elles réaliseront LES FILLES DE ZAPATA au Chiapas durant la rencontre intergalactique du sous commandant Marcos en 1996, puis DU RIFIFI A SEATTLE ou l’omc sera mise en échec par la puissante manifestation monstre de Seattle en 1999... toujours sur les bons coups les filles ! Enfin un film très émouvant, JE VOUDRAIS VOUS DIRE, tourné en Bolex, ecrit par un groupe de femmes sans papiers de Valence.
En parallèle un bout de chemin fait avec Romuald Weber qui tue le cochon dans L’ENTZENBACH , et raconte dans LE PETIT HOMME une histoire d’amour, d’enfant et de montagne.
Puis c’est toute une suite de films « politiques », du rouge et noir, des films a la première personne, des films-essais, mise en scènes étudiées comme dans JE M’APPELLE de Stéphane Elmadjan en 2001 qui remporte les grand prix de Brest et de Pantin, mais aussi de LETTRE AU FILS de Philippe Welsh, A PROPOS D’ERIC P qui est notre première collaboration avec Pierre Merejkowsky, FREEDUB 1 de Stéphane Elmadjian, film techno pacifiste a la puissance rarement égalée...
Malgré un ralentissement a partir de 2003, ce sera ensuite ECLOSION de Jérome Boulbès, LA SAINT FESTIN de Annelaure et Léo, L’AUBE de Pierre Merejkowsky et pour cette année 2009 qui commence, une série de 3 superbes films d’animation avec MASQUES de Jérome Boulbès, LES COWBOYS N’ONT PAS PEUR DE MOURIR de Annelaure et Léo et LE SILENCE SOUS l’ECORCE de Joana Lurie.
2010 commence bien. ca tourne et ça monte a tous les étages.
LE SILENCE SOUS l’ECORCE de Joanna Lurie va à Clermont, Loic Malo monte avec Clotilde Tellier son extraordinaire MOME TINTOUIN, Merej attaque avec Marc le montage du film-fou MOI AUTOBIOGRAPHIE, Alban Gily et Julien Vray sont a donf dans leur trashy-funky BUBBLEMAN qui sera prêt... bientôt !!!, Laurent Cibien & Isabelle Berteletti préparent leur mystèrieux MONSIEUR M, Pep voit enfin le bout de MONTRER MONTREUIL, Françoise Poulin Jacob va nous écrire du HAVRE, Annelaure et Léo préparent LA VIE SANS TRUC, Jérome Boulbès écrit Le dernier Troll et prépare LE PRINTEMPS, Phil Sfezzywan s’est collé a son Voyage a Borisland, Gilles Delmas part au Maroc tourner avec Akram Khan pendant que CHIAYING attend ses trucages et son mixage...
Tout plein de beaux films en perspective ...
Avec toutes ces aventures cinématographiques, nous avons vécu et accompagné depuis le début des années 90 une progression historique du court métrage en général, de son nombre de spectateurs, de ses cinéastes, de ses soutiens, et nous participons toujours à ce mouvement avec notre ton, notre manière d’essayer de pas se prendre trop au sérieux, nos engagements, et avec le sentiment d’être, parfois, des passeurs.
Nous avons a remercier beaucoup de gens et d’organisations qui ont été attentifs a notre travail, et l’ont soutenu. Tout d’abord, un grand merci à l’équipe des Programmes courts de CANAL + avec Alain Burosse, Patrice Bauchy, Pascale Faure et Brigitte Pardo, qui seront nos soutiens sur une très grande partie des films « ateliers », des films des blaireaux, de nos premiers films d’animation. Merci à eux pour la folie et l’intégrité avec laquelle ils ont animé cet espace de création. Plus tard, a partir du travail avec Jérome Boulbes, Hélène Veyssières de Arte Cinéma sera notre ange gardien, son gout iconoclaste, sa passion de cinéma, sa fidélité aux auteurs, accompagne parfois nos projets. Merci !
Il faut aussi saluer le CNC et les nombreuses commissions qui font un travail de tri, de choix et de partage de décisions, tout au long de l’année, dans différents cadres et protocoles. Un grand salut a l’équipe autour de Morad Kertobi, avec Marie Claire Thirot, Johann Sorin, Younes Jama, qui s’occupent au quotidien des auteurs et producteurs, On entend beaucoup de critiques sur le CNC mais que ce soit l’Aide au Programme ou l’Aide séléctive, le COSIP ou les aides au développement, tous ces soutiens sont essentiels et se sont bien développés ces dernières années. Et si au début de notre travail nous avons eu le sentiment que tout cela était « copinage et compagnie », c’était une grossière erreur de jeunesse, ce système est sans doute l’un des plus démocratiques qui soit (le travail des commissions), avec ses imperfections et ses impasses. Je veux içi saluer cette politique qui permet de structurer notre travail de production de courts métrages. C’est aujourd’hui un métier, pas seulement une passerelle vers « le long », ni une école, ni une carte de visite pour « plus tard » . C’est içi et maintenant que nous faisons des films.
Il faut saluer le travail des passionnés comme l’équipe du Festival de Clermont Ferrand mais aussi Catherine Fadier et Viva Delorme de la Procirep, toute l’équipe de l’Agence du Court métrage, Christine Gendre, Ainhoa Jauregui et Seraphina Panaud-Coxe de Unifrance dont l’aide est précieuse au quotidien, dans un esprit de long terme. Salut à eux !
Salut aussi à toutes les générations de fous de cinéma qui organisent des festivals, des rencontres, et qui aiment le court métrage. on a gagné ! Après toutes ces années jamais les films n’ont été autant vus, chez les grands et les petits, partout, grâce a cette résistance, cet effort de long terme !
Nous avons travaillé durant toutes ces années avec de nombreux stagiaires et assistants qui ont été souvent formidables, avec Libby, avec Denis, avec Yves, avec Marie Pierre, avec Froydis, salut à eux !
Et puis remercier Ketty et Jo, Olympe, Laura, Elsa, nos filles qui nous ont donné la joie de vivre, avec qui nous avons partagé ces années, partagé ce quotidien de hauts et de bas, chiche et pourtant riche de tout plein de gens et de moments de beauté.
Aujourd’hui, après une centaine de productions, des déboires et de sacrés réussites diverses et variées, nous continuons à développer et produire Courts et longs métrages, Documentaires, Série et sites pour le Web, Installations multimédias et films de commande de différents types.